Le Canada ignore les droits humains fondamentaux des femmes les plus pauvres et les plus vulnérables, et particulièrement ceux des femmes autochtones, affirme l'Alliance canadienne féministe pour l'action internationale (AFAI) dans un rapport déposé le 2 février et signé par 33 organisations. Pas d'action : pas de progrès analyse la réponse du Canada aux recommandations prioritaires émises suite à l'examen 2008 du Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDEF). Le comité avait alors identifié deux domaines dans lesquels les violations des droits humains sont si flagrantes qu'elles requièrent des mesures immédiates : l'échec persistant à fournir des services sociaux appropriés aux filles et aux femmes vivant dans la pauvreté et la violence endémique à l'égard des femmes et des filles autochtones.
Bien qu’elles soient moins visibles que les hommes, les femmes font plus que jamais partie des nouveaux visages de l’itinérance. Jeunes, âgées, mères, Autochtones, elles sont de plus en plus nombreuses à se retrouver, à un moment de leur vie, sans domicile fixe. Comment ces femmes se retrouvent-elles dans la spirale de l’itinérance? Une émission de Kilomètre zéro.
Le 5 novembre 2009, à l’occasion du lancement de son rapport de recherche intitulé La reconnaissance des diplômes et des compétences : difficultés et impacts chez les femmes immigrantes, Action travail des femmes (ATF), un organisme qui soutient les femmes dans leurs démarches pour accéder à l’emploi et qui lutte contre la discrimination des femmes au travail et à l’embauche, réitérait l’urgence d’agir dans ce dossier.
À ce propos, ATF souligne que les femmes immigrantes arrivées ces dernières années au Québec ont souvent une scolarité élevée par rapport à la moyenne québécoise. Cependant, elles demeurent moins présentes sur le marché du travail. Et quand elles y sont, leur salaire est généralement inférieur et leurs conditions de travail plus précaires. La recherche d'ATF pointe très clairement les difficultés et obstacles particuliers que rencontrent les femmes immigrantes diplômées à l’étranger en vue de faire reconnaître leurs acquis scolaires et professionnels obtenus à l’étranger.
Dans cette entrevue, Jacynthe Dubien, coordonnatrice du Centre D’Main de femmes, aborde certaines des conclusions d'un projet qui cherche à comprendre pourquoi les femmes vivent plus de pauvreté et ce qui a freiné ou ralenti leur accès à l'autonomie financière ou l'augmentation de leurs revenus. Il s'agit ici d’identifier des solutions afin d'orienter des actions en vue de réduire l'appauvrissement des femmes. Dans les prochains mois, un colloque permettra de prendre connaissance des constats faits lors de ce projet amorcé en 2004 ainsi que de pistes d’actions à mettre de l’avant tant à l’échelle locale que régionale ou nationale.
Les prochains Jeux olympiques d'hiver se dérouleront à Vancouver; il s'agira de la troisième fois que le Canada organise cet événement d'envergure internationale. Toutefois, la venue de ces jeux sème la grogne au sein de divers mouvements sociaux canadiens, dont des groupes autochtones. Ces derniers sont à l'origine d'un mouvement de contestation et de résistance à l'égard de la tenue des jeux. Ils dénoncent les immenses investissements financiers entourant l'organisation de cet événement, tout en juxtaposant les dommages, souvent invisibles, qu'il entraîne.
Nous sommes dans un moment de changements, un moment où le sol se dérobe sous nos pieds et où tout est possible. Ce que nous considérions comme inimaginable il y a un an est devenu possible. Dans des moments comme celui-ci, il est absolument indispensable de clarifier au maximum ce que nous voulons parce que nous pourrions obtenir gain de cause. Les enjeux sont donc élevés.
Ces derniers temps, généralement je parle du plan de sauvetage. Nous devons tous comprendre ce plan parce qu’il s’agit d’un cambriolage qui se déroule sous nos yeux, le plus grand vol de toute l’histoire monétaire. Mais aujourd’hui, je voudrais aborder les choses sous un autre angle : que se passera-t-il si le plan de sauvetage est un succès, si le secteur financier est sauvé et que l’économie retrouve ses marques d’avant la crise? Est-ce que c’est ça que nous voulons? Et après, à quoi ressemblerait le monde?
par la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
Le 7 avril, la FAFMRQ, appuyée par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes aux travail (CIAFT), présentait un mémoire dans le cadre des consultations sur le projet de loi no 7 instituant le fonds pour le développement des jeunes enfants. Rappelons que ce fonds prévoit des investissements de 400 millions $ sur 10 ans, dont 250 millions $ provenant de la Fondation Chagnon et 150 millions $ du gouvernement du Québec.
Or, ce mode de gouvernance, qui consiste à recourir de plus en plus fréquemment à des fonds publics/privés, soulève d’importantes questions en ce qui a trait au respect des processus démocratiques. Que l’orientation des politiques sociales soit laissée à la discrétion de bailleurs de fonds privés, alors que d’importantes sommes d’argent proviennent également des poches des contribuables, constitue un important accroc à la démocratie. « Il est inacceptable que l’État abdique ainsi sa responsabilité de décideur et de régulateur des politiques sociales au profit de riches mécènes, si bien intentionnés soient-ils! », s’indigne Nathaly Roy, présidente de la FAFMRQ.
Kathleen Lahey, professeure de droit à l'Université Queen's, a rédigé une analyse des impacts du budget fédéral 2009 sur l'égalité des sexes. Voici une traduction de son texte par Martin Dufresne et Michelle Briand.
Le contexte
Les femmes constituent une peu plus de la moitié de la population canadienne et sont directement responsables au quotidien des soins prodigués à la plupart des enfants mineurs du pays.
L'attente
À titre de budget de «reprise économique» et de «stimulus» censé concentrer de trop rares ressources financières entre les mains des personnes les plus vulnérables, le budget 2009 était appelé à identifier soigneusement les populations économiquement marginalisées et à répondre à leurs besoins afin de rapprocher le Canada de l'objectif d'un traitement réellement égalitaire de tous et de toutes.
Le budget
Non seulement le budget 2009 échoue-t-il à protéger les personnes les plus vulnérables, mais il semble avoir été soigneusement calibré de façon à exclure autant que possible les femmes des 64 milliards de nouvelles dépenses et de coupures d'impôt adoptées au prix d'un déficit. Les remarques suivantes visent à mettre en lumière la part estimée des femmes dans les chiffres annoncés pour la première année (22 milliards).