Pour la New Economics Foundation (nef) de Londres, la controverse autour des bonus des banquiers soulève des questions fondamentales non seulement au sujet de la rémunération des cadres supérieurs mais aussi sur la valeur relative du travail de chacun-e. Dans un rapport publié en décembre 2009, A Bit Rich? Calculating the real value to society of different professions, la nef analyse la valeur de la contribution à la société de trois emplois à faible rémunération et de trois autres à rémunération élevée, en utilisant une méthode d'évaluation appelée le Social Return on Investment (retour social sur investissement) qui tient compte des valeurs sociales, environnementales et économiques que ces fonctions produisent ou détruisent, selon le cas. L'analyse mesure les retours économiques conventionnels, incluant la création d'emplois, tout en tenant compte par exemple de la dégradation de l'environnement et des changements positifs ou négatifs dans le bien-être des personnes et des communautés.
Cette vidéo porte sur un projet de développement local participatif dans la commune de Marmelade située dans le nord d'Haïti, dans le département de l'Artibonite. Il s'agit de soutenir le développement de la communauté pour qu'elle accroisse ses revenus en améliorant et en diversifiant la production agricole. À Marmelade, selon l'ACDI, ce projet a permis de doubler voire tripler la production agricole, tout en la diversifiant. Un type de développement aux antipodes de celui que préconise la Global Renewable Energy (GRE) qui souhaite acheter le droit d'utiliser l'île de la Gonâve afin de construire une ville industrielle incluant notamment une raffinerie d'huile. Ils prévoient de larges marges de profit pour les développeurs du secteur de l'énergie qui viendraient s'y installer. Est-ce bien ce type de développement dit «durable» par la GRE que souhaite la population de la Gonâve?
Le Canada ignore les droits humains fondamentaux des femmes les plus pauvres et les plus vulnérables, et particulièrement ceux des femmes autochtones, affirme l'Alliance canadienne féministe pour l'action internationale (AFAI) dans un rapport déposé le 2 février et signé par 33 organisations. Pas d'action : pas de progrès analyse la réponse du Canada aux recommandations prioritaires émises suite à l'examen 2008 du Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDEF). Le comité avait alors identifié deux domaines dans lesquels les violations des droits humains sont si flagrantes qu'elles requièrent des mesures immédiates : l'échec persistant à fournir des services sociaux appropriés aux filles et aux femmes vivant dans la pauvreté et la violence endémique à l'égard des femmes et des filles autochtones.
Bien qu’elles soient moins visibles que les hommes, les femmes font plus que jamais partie des nouveaux visages de l’itinérance. Jeunes, âgées, mères, Autochtones, elles sont de plus en plus nombreuses à se retrouver, à un moment de leur vie, sans domicile fixe. Comment ces femmes se retrouvent-elles dans la spirale de l’itinérance? Une émission de Kilomètre zéro.
Le 5 novembre 2009, à l’occasion du lancement de son rapport de recherche intitulé La reconnaissance des diplômes et des compétences : difficultés et impacts chez les femmes immigrantes, Action travail des femmes (ATF), un organisme qui soutient les femmes dans leurs démarches pour accéder à l’emploi et qui lutte contre la discrimination des femmes au travail et à l’embauche, réitérait l’urgence d’agir dans ce dossier.
À ce propos, ATF souligne que les femmes immigrantes arrivées ces dernières années au Québec ont souvent une scolarité élevée par rapport à la moyenne québécoise. Cependant, elles demeurent moins présentes sur le marché du travail. Et quand elles y sont, leur salaire est généralement inférieur et leurs conditions de travail plus précaires. La recherche d'ATF pointe très clairement les difficultés et obstacles particuliers que rencontrent les femmes immigrantes diplômées à l’étranger en vue de faire reconnaître leurs acquis scolaires et professionnels obtenus à l’étranger.
Cet automne, l’Agence de santé de l’Outaouais tient une consultation régionale en vue de l’élaboration de sa planification stratégique triennale 2010-2013. Nous sommes 24 citoyen-nes de tous horizons qui veulent profiter de cette occasion pour alimenter le débat public et affirmer une vision commune de notre système de santé que nous voulons à la hauteur de nos ambitions collectives.
Dans cette entrevue, Jacynthe Dubien, coordonnatrice du Centre D’Main de femmes, aborde certaines des conclusions d'un projet qui cherche à comprendre pourquoi les femmes vivent plus de pauvreté et ce qui a freiné ou ralenti leur accès à l'autonomie financière ou l'augmentation de leurs revenus. Il s'agit ici d’identifier des solutions afin d'orienter des actions en vue de réduire l'appauvrissement des femmes. Dans les prochains mois, un colloque permettra de prendre connaissance des constats faits lors de ce projet amorcé en 2004 ainsi que de pistes d’actions à mettre de l’avant tant à l’échelle locale que régionale ou nationale.
Les prochains Jeux olympiques d'hiver se dérouleront à Vancouver; il s'agira de la troisième fois que le Canada organise cet événement d'envergure internationale. Toutefois, la venue de ces jeux sème la grogne au sein de divers mouvements sociaux canadiens, dont des groupes autochtones. Ces derniers sont à l'origine d'un mouvement de contestation et de résistance à l'égard de la tenue des jeux. Ils dénoncent les immenses investissements financiers entourant l'organisation de cet événement, tout en juxtaposant les dommages, souvent invisibles, qu'il entraîne.
Nous sommes dans un moment de changements, un moment où le sol se dérobe sous nos pieds et où tout est possible. Ce que nous considérions comme inimaginable il y a un an est devenu possible. Dans des moments comme celui-ci, il est absolument indispensable de clarifier au maximum ce que nous voulons parce que nous pourrions obtenir gain de cause. Les enjeux sont donc élevés.
Ces derniers temps, généralement je parle du plan de sauvetage. Nous devons tous comprendre ce plan parce qu’il s’agit d’un cambriolage qui se déroule sous nos yeux, le plus grand vol de toute l’histoire monétaire. Mais aujourd’hui, je voudrais aborder les choses sous un autre angle : que se passera-t-il si le plan de sauvetage est un succès, si le secteur financier est sauvé et que l’économie retrouve ses marques d’avant la crise? Est-ce que c’est ça que nous voulons? Et après, à quoi ressemblerait le monde?