Les acteurs et actrices de la santé publique des réseaux public, communautaire et universitaire peuvent être amenés à travailler sur les politiques publiques et à interagir avec des élu-es à différents niveaux (municipal, provincial, etc.). Mais souvent, ils perçoivent que leur discours ne répond pas à tous les besoins d’information des élu-es. Dans ce guide pratique, le Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé (CCNPPS) propose une démarche structurée basée sur un cadre d’analyse qui part d’une perspective de santé publique tout en intégrant d’autres préoccupations des élu-es. Quatre questions sont abordées : À quelles politiques publiques ce cadre d’analyse s’applique-t-il? Dans quelles situations est-il utile? Sur quels aspects porte-t-il? Comment procède-t-on à l’analyse?
Selon Les faits sur l’avortement provoqué dans le monde, environ 40 millions d'avortements auront lieu dans les pays en voie de développement en 2012. La plupart seront pratiqués dans la clandestinité, avec de graves conséquences sur la vie d'innombrables femmes. Non seulement réduire le nombre d'avortements non médicalisés est essentiel pour améliorer la santé publique, mais encore est-ce le droit fondamental de chaque femme de pouvoir décider si et quand elle aura un enfant sans devoir mettre sa santé ou sa vie en danger. Aussi offerte en anglais et en espagnol, cette vidéo, dont voici la transcription, a été créée par le Guttmacher Institute, un organisme qui mène des recherches et des analyses politiques en matière de santé sexuelle et reproductive qui gagneraient à être étudiés par la ministre de la Condition féminine du Canada, Rona Ambrose.
Le 23 août, la Fédération des femmes du Québec tenait un débat sur les enjeux féministes actuels avec Christine St-Pierre, candidate du Parti libéral (PLQ) dans la circonscription de l'Acadie, Rosette Côté, candidate du Parti québécois (PQ) dans Louis-Hébert, Manon Massé, candidate de Québec solidaire (QS) dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Emmanuelle Géhin, candidate de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans Borduas, et Évelyne Beaudin, candidate d'Option nationale (ON) dans Sherbrooke. Animé par Catherine Perrin de Radio-Canada, il portait sur cinq thèmes : la représentation des femmes en politique; le contrôle des femmes et la violence à leur endroit; la laïcité, la religion et le fondamentalisme; l'économie et le travail; le rôle de l'État vis-à-vis de l'égalité et les inégalités entre femmes.
Plus de 250 personnes y assistaient tandis que plus de 160 personnes le suivaient sur le site web de CUTV où il est toujours accessible. À noter que, pendant le débat, #femqc2012 et #ffq étaient les mots-clics les plus utilisés sur l'île de Montréal. Si vous n'avez pas 2h30 devant vous pour écouter le débat en ligne, en voici un compte rendu.
Adéquations a mis en ligne la synthèse d’un récent séminaire d'échange de bonnes pratiques en matière d’intégration de la dimension du genre dans l’action publique. Deux cas y ont été présentés : la loi de 2007 sur l'intégration du genre dans l’ensemble des politiques fédérales de la Belgique et dans les politiques nationales et les services offerts par les collectivités locales et régionales de la Suède.
par Esther Lapointe, directrice générale du Groupe Femmes, Politique et Démocratie
Le Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD) est inquiet de l’absence de préoccupations des chefs des diverses formations politiques en présence dans l’actuelle campagne électorale en ce qui a trait à la parité femmes/hommes dans les lieux de pouvoir et les instances décisionnelles.
Le gouvernement sortant a certes mis en avant et adopté des mesures efficaces pour pallier la sous-représentation des femmes au sein des conseils d’administration des 22 sociétés d’État visées par la Loi sur la gouvernance des sociétés d’État, et son premier ministre a nommé, sur une base volontaire, un Conseil des ministres paritaire, une première dans l’histoire du Québec. Toutefois, le principe de la parité pour la constitution du conseil des ministres n’est pas encore assuré par une loi.
Le Devoir propose un fort intéressant comparateur des programmes du Parti libéral, du Parti québécois, de la Coalition avenir Québec, de Québec solidaire et d'Option nationale. Regroupés sous dix grands thèmes, on retrouve un total de 40 sous-thèmes représentant autant d’enjeux. Mis à jour tout au long de la campagne, l’outil permet de choisir parmi les propositions de ces partis et d’en faire la compilation.
Pour leur part, les regroupements et organismes nationaux de femmes membres du Groupe des 13 ont réalisé une plate-forme féministe de propositions et de questions s’adressant aux partis politiques.
D’octobre 2011 à mars 2012, près de 2 000 personnes des communautés rurales de l’ensemble du Québec s’exprimaient sur les enjeux de développement, d’environnement, de transport, de services, de tourisme, de relève et d’aménagement de leur territoire. Le rapport de cette tournée de consultation que vient de rendre public Solidarité rurale du Québec présente un résumé des principaux points soulevés par les participant-es. Afin d'approfondir des thèmes qui ont été récurrents tout au long de cette tournée - les richesses naturelles, l’éducation et l’identité culturelle, ainsi que la gouvernance et les territoires - trois forums auront lieu cet automne. En janvier 2013, un avis sera déposé sur la prochaine phase de développement des communautés rurales et sur le renouvellement de la Politique nationale de la ruralité.
Le 21 mars 2012, plusieurs groupes de femmes et organismes qui interviennent en itinérance se sont réunis dans le cadre d’un forum public organisé par la Table des groupes de femmes de Montréal portant sur la réalité des femmes en situation d’itinérance.
Nous sommes face à un constat : l’itinérance des femmes augmente, se complexifie et se diversifie. Elle prend désormais plusieurs visages. Différentes ressources mentionnent le rajeunissement tout comme le vieillissement des femmes qui sont dans la rue, dénombrent de plus en plus de mères avec enfants, observent l’augmentation des femmes immigrantes, autochtones, handicapées et des femmes ayant des problèmes de santé physique et/ou mentale, etc. Différents visages qui marquent et construisent les spécificités du phénomène de l’itinérance au féminin.