Pour la New Economics Foundation (nef) de Londres, la controverse autour des bonus des banquiers soulève des questions fondamentales non seulement au sujet de la rémunération des cadres supérieurs mais aussi sur la valeur relative du travail de chacun-e. Dans un rapport publié en décembre 2009, A Bit Rich? Calculating the real value to society of different professions, la nef analyse la valeur de la contribution à la société de trois emplois à faible rémunération et de trois autres à rémunération élevée, en utilisant une méthode d'évaluation appelée le Social Return on Investment (retour social sur investissement) qui tient compte des valeurs sociales, environnementales et économiques que ces fonctions produisent ou détruisent, selon le cas. L'analyse mesure les retours économiques conventionnels, incluant la création d'emplois, tout en tenant compte par exemple de la dégradation de l'environnement et des changements positifs ou négatifs dans le bien-être des personnes et des communautés.
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Les entrepreneures de la région de la Capitale-Nationale ont une conception de la réussite qui réfère peu aux indicateurs classiques du succès en affaires. Soucieuses de trouver un équilibre entre leur vie personnelle et leurs activités entrepreneuriales, elles sont séduites par l'idée de pouvoir contrôler certains paramètres de leur travail, comme le lieu et le moment ou encore l'ampleur de la tâche, et continuent d'entretenir une relation ambivalente par rapport à l'argent. Conséquemment, les conseillers et autre acteurs de la région qui soutiennent les femmes dans leurs démarches d'affaires devraient chercher à adapter leurs modes d'intervention de manière à mieux répondre à leurs besoins.
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Le 5 novembre 2009, à l’occasion du lancement de son rapport de recherche intitulé La reconnaissance des diplômes et des compétences : difficultés et impacts chez les femmes immigrantes, Action travail des femmes (ATF), un organisme qui soutient les femmes dans leurs démarches pour accéder à l’emploi et qui lutte contre la discrimination des femmes au travail et à l’embauche, réitérait l’urgence d’agir dans ce dossier.
À ce propos, ATF souligne que les femmes immigrantes arrivées ces dernières années au Québec ont souvent une scolarité élevée par rapport à la moyenne québécoise. Cependant, elles demeurent moins présentes sur le marché du travail. Et quand elles y sont, leur salaire est généralement inférieur et leurs conditions de travail plus précaires. La recherche d'ATF pointe très clairement les difficultés et obstacles particuliers que rencontrent les femmes immigrantes diplômées à l’étranger en vue de faire reconnaître leurs acquis scolaires et professionnels obtenus à l’étranger.
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Une lettre ouverte de la FFQ suivie d'une revue de presse sur le débat opposant les droits à l'égalité et à la liberté de religion
Depuis une semaine, le Québec est replongé dans un grand débat opposant le droit à l’égalité et le droit à la liberté de religion. Les médias ont rendu publiques certaines pratiques d’accommodement qui sont pour le moins troublantes parce qu’elles remettent en cause le principe d’égalité homme-femme et la mixité dans l’espace public.
Pour la Fédération des femmes du Québec (FFQ), il y a véritablement plusieurs débats qui sont en cours : celui sur les accommodements raisonnables et l’égalité homme-femme, celui sur la laïcité et, finalement, un débat que personne ne veut faire, soit celui sur l’intégration des personnes immigrantes à la société québécoise.
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De nombreuses immigrées hautement qualifiées, établies à Montréal, ne trouvent pas un travail qui correspond à leur niveau d'études, même après plusieurs années de résidence, selon une étude intitulée «Le mirage de l'égalité : les immigrées hautement qualifiées à Montréal» de la professeure Marie-Thérèse Chicha. Menée notamment grâce à l'appui de la Fondation canadienne des relations raciales (FCRR), cette étude a pour double objectif de comprendre pourquoi certaines travailleuses immigrées réussissent à trouver un emploi qualifié alors que la majorité échoue et de mettre en lumière en quoi consiste le processus de déqualification. La déqualification, qui se mesure à divers degrés, est l'inadéquation entre qualifications et emploi occupé.
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Co-réalisatrice de Deux milles fois par jour, qui traite de la quête de sens de planteurs d'arbres, Stéphanie Lanthier est en train de tourner un documentaire sur les forestiers-débrousailleurs d'Abitibi-Témiscamingue. Professeure de sciences politiques à l'Université de Sherbrooke et originaire des Hautes-Laurentides, elle a grandi dans un univers de bûcherons. Toujours préoccupée par la question de la forêt québécoise, elle prépare Les Fros, un titre emprunté à une chanson de Richard Desjardins qui parle de l'arrivée de travailleurs immigrants en Abitibi dans les années 1930.
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Selon une étude publiée le 19 mars par la Fédération canadienne des municipalités (FCM) portant sur 24 villes canadiennes dont Gatineau, Laval, Québec et Montréal, celles-ci se partagent 85% de toute l'immigration et 90% de toutes les personnes réfugiées. Alors que les nouveaux arrivants sont deux fois plus susceptibles d'avoir en poche un diplôme universitaire que la moyenne des Canadien-nes, ils demeurent quatre fois plus touchés par le chômage, tandis que les municipalités manquent de fonds pour répondre à leurs besoins spécifiques.
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