Selon le 6e Global Gender Gap Report du Forum économique mondial, 85% des 135 pays évalués, qui représentent plus de 93% de la population, ont fait certains progrès en matière de santé et d'éducation des femmes, mais relativement peu ont avancé de façon marquée en ce qui concerne la parité économique et politique depuis la première publication du rapport en 2006. Pourtant, c'est seulement en éliminant les barrières à leur participation économique et politique que les pays profitent pleinement de leur investissement en santé et en éducation.
« Haïti est ouverte aux affaires. » C’est ce que le président Michel « Sweet Micky » Martelly a affirmé le 28 novembre dans une cérémonie de pose de la première pierre d’un parc industriel géant dans le nord-est d’Haïti. Comme dans d’autres pays du monde, Martelly, son gouvernement et ses « conseillers », comme l’ancien président américain Bill Clinton, font la promotion d’Haïti comme un rêve devenu réalité.
« Nous sommes prêts pour de nouvelles idées et de nouvelles entreprises, et nous créons les conditions nécessaires pour qu'Haïti devienne une destination naturelle et attrayante pour les investissements étrangers », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des investisseurs étrangers à New York en septembre dernier. « La fenêtre d'opportunités est maintenant ouverte », ajoutait l’un de ses collaborateurs. « Haïti a un nouveau président et une nouvelle façon de penser les investissements étrangers et la création d’emplois. »
En ligne, on peut suivre en direct les plénières du Women's Forum for the Economy and Society, qui se tient du 12 au 15 octobre à Deauville, en France. Ce 7e forum se concentre sur ce que le futur pourrait apporter politiquement, économiquement, socialement et technologiquement et sur ce que nous pouvons faire pour faire pencher la balance vers un monde meilleur. Dans ces pages, Le Monde a décliné le sujet en six questions : et si une femme était élue présidente? Et si nous vivions jusqu’à 130 ans? Et si le monde renonçait à l’énergie nucléaire? Et si chacun pouvait émigrer où il veut, quand il veut? Et si Israéliens et Palestiniens vivaient en paix? Et si les primes salariales incitaient à la vertu?
Le 4 octobre, l'Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) lançait sa 10e note d’intervention intitulée Les inégalités au Québec : si la tendance se maintient.... Les économistes Josée Lamoureux et Gilles L. Bourque y constatent une hausse des inégalités de revenu au Québec, passent en revue les différentes théories pour expliquer le phénomène et proposent deux séries de mesures. Bien que la croissance des inégalités de revenu soit moins marquée au Québec que dans le reste du Canada, l’étude constate que l’effet redistributif des politiques québécoises est insuffisant pour stopper leur accroissement. De plus, elles n’ont rien d’exceptionnel en comparaison des pays européens.
Des vidéos accessibles sur la page d'accueil du site web de la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, qui s’adressent autant aux garçons qu’aux filles, cherchent particulièrement à intéresser et à encourager celles-ci à explorer d'autres possibilités de carrières. Présentées sous forme d’entrevues, elles font un tour dynamique de la question de l’intégration et du maintien des femmes aux formations, métiers et domaines majoritairement masculins. Les quatre capsules d’une durée de 5 à 7 minutes chacune abordent les choix de carrière, l'intégration en emploi et la conciliation vie personnelle-vie professionnelle. Elles présentent aussi des modèles féminins de réussite. Elles se veulent également un outil d’éducation populaire visant à démystifier les perceptions, croyances et préjugés rattachés aux formations et professions traditionnellement masculines exercées par des femmes.
Dans la foulée des démarches de réflexion pour assurer leur place au sein de la restructuration des instances de l’Union des producteurs agricoles, la Fédération des agricultrices du Québec souhaite revoir et réaffirmer sa mission et se faire connaître davantage auprès des femmes en agriculture vivant sur une entreprise agricole. Que vous soyez propriétaire ou non, relève impliquée ou pas, salariée ou collaboratrice non rémunérée ou travaillant à l’extérieur de l’entreprise ou partageant la vie d’un producteur agricole, la fédération veut connaître vos préoccupations et attentes concernant l’association qui vous représente. Elle vous invite à répondre à ce questionnaire. À gagner : deux prix de participation d’une valeur de 200 $ qui seront remis le 21 octobre, lors de l’assemblée générale annuelle.
La justice demeure hors de portée pour des millions de femmes, met en garde le premier rapport majeur d'ONU Femmes. Progress of the World’s Women: In Pursuit of Justice traite des droits juridiques des femmes dans le monde, abordant des questions allant de la violence fondée sur le genre à l’égalité de rémunération, en passant par la représentation au sein des gouvernements et la justice de sortie de conflit. Il montre que, trop souvent, les femmes continuent de subir l’injustice, la violence et l’inégalité au sein de leur foyer et dans leur vie professionnelle.
Le 18 avril, la Table Éducation Outaouais présentait l'Alliance pour la cause de l’enseignement supérieur en Outaouais. Ce nouveau comité de travail de la Table vise à lutter contre l’exode de milliers d’étudiant-es vers les établissements d’enseignement supérieur d’Ottawa et la perte d'au moins 25 millions $ par année que cela représente pour la région. Par ailleurs, d’ici trois ans, plus de 35 800 emplois seront créés en Outaouais, dont 61% nécessiteront une formation de niveau supérieur obtenue dans un établissement dont le diplôme est reconnu au Québec, ce qui n'est pas le cas de 25% des qualifications ontariennes.
Le 5 avril, l’Afeas célèbre la Journée du travail invisible en reconnaissance de l’apport essentiel de ce travail à la société. La population est invitée à profiter de cette journée pour remercier les parents et les aidant-es, majoritairement des femmes, qui prodiguent des soins à leurs enfants et à leurs proches malades, handicapés ou en perte d’autonomie.
La mesure et la reconnaissance du travail invisible progressent lentement. Selon les statistiques de 2005, les mères et les pères consacrent respectivement 2 heures et 1,4 heure par jour aux soins de leurs enfants âgés de 5 ans et moins. Parmi la population, 21,3% des femmes et 15,8% des hommes effectuent du travail invisible en prenant soin ou en aidant des personnes âgées. Ceci représente des milliers d’heures non rémunérées, non incluses dans le PIB et non reconnues la plupart du temps. L'Afeas rappelle que les inégalités persistantes entre les femmes et les hommes sont en partie attribuables à cette non-reconnaissance et au partage inéquitable du travail invisible, pourtant essentiel à la cohésion et au développement de notre société.