Lorsque frappe un désastre, en quoi la réalité des femmes diffère-t-elle de celle des hommes? Par exemple, pourquoi sont-elles plus à risque de subir de la violence après un désastre? Et pourquoi, en situation de désastre, le travail des femmes est-il invisible malgré son importance et le fait que les soins sont surtout prodigués par elles?
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Haïti a payé un prix exorbitant pour avoir osé se libérer le premier de l’esclavage. Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 est venu écraser encore un pays déjà très éprouvé par son histoire. Un grand mouvement de solidarité internationale avait alors vu le jour. Qu’en est-il deux ans après, quelles coopérations se développent sur le terrain avec quels résultats? Entre solidarité humanitaire et marché de la reconstruction, quel avenir pour Haïti? Le documentaire Haïti, l’appel du lambi (40 minutes) d'Anne Delstanche est résumé ici.
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C'est le 25 novembre que débutait la campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes avec la publication d'un appel à l’action dans les médias écrits et le lancement d'une capsule vidéo sur le thème « La violence envers les femmes continue d'exister parce que... ». Celle-ci met en évidence des facteurs qui perpétuent la violence ainsi que notre responsabilité, tant individuelle que collective, de la faire cesser.
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En Haïti, les filles et les femmes sont les premières victimes de violence et elles font très peu confiance aux institutions judiciaires, selon les données partielles publiées le 25 novembre par la Concertation nationale contre les violences faites aux femmes dans le cadre de campagnes de sensibilisation et d’information contre la banalisation de la violence. En effet, de juillet 2009 à juin 2011, dans 72% des 3 098 cas de violences répertoriés par le réseau de la Concertation nationale, les victimes sont des femmes et seulement 7% de ces 2 240 cas ont été rapportés au secteur de la justice.
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L'affaire Shafia soulève de nombreuses questions d'éthique sociale. S'il est clair que le crime d'honneur est inacceptable dans notre société, qu'en est-il du contrôle exercé par la famille et les hommes - père, frère, mari - sur les femmes, et particulièrement sur les jeunes femmes? Car sans aller jusqu'au crime d'honneur, de nombreuses familles dont les parents sont issus de communautés attachées aux traditions vivent un énorme choc de valeurs avec leurs enfants élevés dans la société d'accueil.
L'émission de Dimanche magazine du 6 novembre propose des témoignages de jeunes femmes vivant au Québec qui doivent se soumettre aux valeurs très traditionnelles de la communauté d'origine de leurs parents. Suit une entrevue avec Cécile Rousseau, une psychiatre spécialisée en relations interculturelles. Quand et comment intervenir pour faciliter la vie de ces jeunes? Et comment éviter d'autres affaires Shafia?
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Le droit des femmes et des jeunes filles à la santé et à la sécurité n’est pas protégé dans l’Haïti de l’après-séisme, un rapport de Human Rights Watch publié le 30 août 2011.
« L’Haïti de l’après-séisme demeure précaire. Les soins prénatals et obstétriques sont insuffisants. De nombreuses femmes n’ont aucun accès aux contraceptifs, notamment à la contraception d’urgence après un viol, et parmi les 300 000 femmes et jeunes filles qui vivent toujours dans des camps de déplacés, elles sont nombreuses à avoir recours aux relations sexuelles comme monnaie d’échange contre de la nourriture ou de l’argent pour leur survie. La crise se traduit par des taux de grossesses dans les camps qui sont trois fois plus élevés que dans les zones urbaines avant le séisme, alors que les taux de mortalité maternelle se classaient déjà parmi les pires au monde.
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Professeure au département de travail social de l'UQO et directrice de l'ORÉGAND, Denyse Côté a complété cet été sa 5e mission en Haïti depuis le tremblement de terre de janvier 2010. Elle s’y est réunie avec des représentant-es d’ONU Femmes, de l’Université Quisqueya, de Kay Fanm ainsi que de la Coordination nationale de plaidoyer pour les droits des femmes (CONAP). Elle met sur pied un projet de recherche sur les bonnes pratiques d’intervention en matière de violence faite aux femmes développées par les groupes de femmes haïtiens. Un projet de coopération interuniversitaire est également sur sa table à dessin. Elle a aussi accueilli dans les locaux de l’ORÉGAND Danièle Magloire, coordonnatrice de la CONAP et militante féministe haïtienne, pour une séance de travail sur le thème de la violence faite aux femmes haïtiennes.
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La justice demeure hors de portée pour des millions de femmes, met en garde le premier rapport majeur d'ONU Femmes. Progress of the World’s Women: In Pursuit of Justice traite des droits juridiques des femmes dans le monde, abordant des questions allant de la violence fondée sur le genre à l’égalité de rémunération, en passant par la représentation au sein des gouvernements et la justice de sortie de conflit. Il montre que, trop souvent, les femmes continuent de subir l’injustice, la violence et l’inégalité au sein de leur foyer et dans leur vie professionnelle.
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Dans le journal Le Nouvelliste figure un article, signé de M. Guyler C. Delva, intitulé « Reuters Foundation lance un forum sur la violence sexuelle contre les femmes ». Kay Fanm et SOFA (Solidarité des femmes haïtiennes) sont stupéfaites de voir que leurs noms sont mentionnés comme « groupes de défense des droits des femmes […] appelés à jouer un rôle important dans ce forum qui sera un lieu de discussions ouvertes sur la problématique de la violence sexuelle exercée contre les femmes ». Kay Fanm et SOFA tiennent à informer le public en général, les organisations de femmes et les organisations féministes en particulier, qu’elles ne sont pas impliquées dans ce forum de la fondation Thomson/Reuters qui se tient le 6 mai.
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