Statistique Canada offre en ligne cinq chapitres additionnels de Femmes au Canada : rapport statistique fondé sur le sexe qui examine la situation sociodémographique et économique de plusieurs groupes de femmes canadiennes. Ces chapitres brossent un portrait statistique détaillé de la population féminine en général ainsi que de la situation des femmes âgées, des immigrantes, des femmes de minorités visibles, des Premières Nations, les Métisses et les Inuites.
Dans le rapport Déterminants sociaux de la santé : les réalités canadiennes, Juha Mikkonen et Dennis Raphael soulignent le fait que les principaux facteurs ayant une incidence sur la santé de la population canadienne n’ont rien à voir avec les traitements médicaux ou avec les choix de style de vie, mais plutôt tout à voir avec les conditions de vie. Ces dernières forment ce que l’on en est venu à appeler les déterminants sociaux de la santé. Le document permet par ailleurs de sensibiliser davantage à la notion que la santé dépend de bien des facteurs, notamment de la répartition du revenu et de la richesse, du fait de détenir un emploi ou non et des conditions de travail en place. Les services sociaux et de santé reçus et, entre autres, l'accès à une éducation, à une alimentation et à un logement de qualité jouent également un rôle dans le bien-être de la population.
Le numéro de l'été 2011 de la revue À bâbord! inclut un dossier intitulé Hull, ville assiégée, coordonné par Jean-Pierre Couture, qui se penche sur « un cas extrême dans l’histoire de la géographie de la dépossession : l’Île de Hull, devenue centre-ville de Gatineau », d'après la présentation qu'il en fait. « Quartier satellite de la capitale fédérale, Hull a subi au début des années 1970 une transition économique brutale qui la fit passer instantanément de l’ère industrielle à celle de la fonction publique. Cette violente tertiarisation de son économie, par voie d’expropriations pilotées par les trois paliers de gouvernement, a saigné la population hulloise, ses habitations, ses institutions, ses commerces sous couvert d’un état d’exception toujours invoqué, toujours pratiqué qui empêche d’habiter des lieux dédiés à l’automobilité de milliers de servants de l’État fédéral. Symptôme de la vassalité d’une région aliénée, Hull est un faire-valoir de la riche Ottawa. Hull, strip nocturne pour la jeunesse ontarienne. Hull, vue honteuse du Parlement. Hull, taudis. Hull, poubelle. Hull, parking.
La justice demeure hors de portée pour des millions de femmes, met en garde le premier rapport majeur d'ONU Femmes. Progress of the World’s Women: In Pursuit of Justice traite des droits juridiques des femmes dans le monde, abordant des questions allant de la violence fondée sur le genre à l’égalité de rémunération, en passant par la représentation au sein des gouvernements et la justice de sortie de conflit. Il montre que, trop souvent, les femmes continuent de subir l’injustice, la violence et l’inégalité au sein de leur foyer et dans leur vie professionnelle.
Les formes de participation citoyenne se multiplient. Que ce soit au palier municipal, provincial ou fédéral et dans des domaines aussi variés que l'environnement, l'aménagement du territoire, la santé ou les finances, les citoyen-nes désirent exprimer leurs préférences et faire valoir leurs points de vue. Le numéro de l'hiver 2011 de Télescope (volume 17, numéro 1), une revue éditée par l'École nationale d'administration publique, s'intéresse à ce sujet. Des expert-es du Québec et de l'Ontario, des États-Unis et de la France se prononcent sur les mécanismes de la participation des citoyen-nes, sur leurs conditions de succès et partagent leurs expériences.
Le 4 mai, l'Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales (AGIR) soulignait l'élection de trois femmes de l'Outaouais à la Chambre des communes. Des quatre circonscriptions que compte la région, trois ont fait élire des femmes pour les représenter au Parlement. Il s'agit de Nycole Turmel dans Hull-Aylmer, de Françoise Boivin dans Gatineau et de Mylène Freeman dans Argenteuil-Papineau-Mirabel. Au total, sept femmes s'étaient présentées comme candidates à cette élection dans la région.
Plusieurs projets de groupes de femmes d'Amérique latine subiront le même sort que Kay Fanm s'ils ne sont pas appuyés par un évêque. Le hic? Développement et Paix, l'organisme de solidarité internationale des évêques canadiens, subit les attaques de LifeSiteNews qui s'insurge contre le soutien qu'accorde D&P à des groupes qui ne respecteraient pas « le droit à la vie dès la conception ».
Le 5 avril, l’Afeas célèbre la Journée du travail invisible en reconnaissance de l’apport essentiel de ce travail à la société. La population est invitée à profiter de cette journée pour remercier les parents et les aidant-es, majoritairement des femmes, qui prodiguent des soins à leurs enfants et à leurs proches malades, handicapés ou en perte d’autonomie.
La mesure et la reconnaissance du travail invisible progressent lentement. Selon les statistiques de 2005, les mères et les pères consacrent respectivement 2 heures et 1,4 heure par jour aux soins de leurs enfants âgés de 5 ans et moins. Parmi la population, 21,3% des femmes et 15,8% des hommes effectuent du travail invisible en prenant soin ou en aidant des personnes âgées. Ceci représente des milliers d’heures non rémunérées, non incluses dans le PIB et non reconnues la plupart du temps. L'Afeas rappelle que les inégalités persistantes entre les femmes et les hommes sont en partie attribuables à cette non-reconnaissance et au partage inéquitable du travail invisible, pourtant essentiel à la cohésion et au développement de notre société.
En ce début de campagne électorale fédérale, une analyse d'À voix égales montre que la plupart des partis fédéraux présentent plus de femmes que lors des élections précédentes, bien qu’un nombre plus restreint de candidates se présentent dans des circonscriptions gagnables.
L’abolition du Conseil consultatif sur la condition de la femme au Nouveau-Brunswick par le gouvernement Alward (annoncée pour le 1er avril 2011) annonce un retour en arrière. Il semble que dorénavant au Nouveau-Brunswick, le travail vers l’égalité des citoyennes devra se faire à partir de nos tables de cuisine et entre deux tâches, avec des moyens indignes des enjeux.