On a souvent avancé que les femmes allaient faire de la politique autrement, voire remédier à la "crise de la représentation". Six ans après l'entrée en vigueur de la loi française sur la parité, qu'en est-il vraiment? Le meilleur équilibre des sexes dans la représentation politique a-t-il affecté la question du genre, autrement dit les rapports sociaux historiquement établis entre le masculin et le féminin et leurs effets sur les comportements des hommes et des femmes? Avec la parité, les stéréotypes de genre ont-ils été affaiblis ou au contraire renforcés? Au terme dune enquête sociologique de plusieurs années, menée par une équipe de chercheuses et chercheurs de plusieurs universités, "Sexe, genre et politique" propose, pour la première fois, un bilan complet de la "parité" en politique. Un bilan pour le moins contrasté, parfois surprenant...
Selon l’Observatoire de la parité, l'idée de parité "contribue à renouveler la notion d’engagement politique en faisant du pouvoir non une fin en soi, mais une question de responsabilité citoyenne qui convient d'être assumée autant par les femmes que par les hommes". Son "mini-livre" intitulé Les clés de la parité vise à apporter des informations concrètes sur la place des femmes en politique en France et dans le monde, afin de contribuer aux débats concernant l'égalité réelle entre les femmes et les hommes. Rappelons que l’Observatoire de la parité a pour mission de centraliser les données sur la situation des femmes et des hommes en France.
Penser la ville pour que les riches y vivent heureux
Dans les principales métropoles occidentales, l’immobilier flambe. Souvent, le prix des appartements y a doublé en dix ans. Si le phénomène paraît enrayé aux États-Unis, où la "bulle immobilière" se dégonfle, ailleurs il se poursuit, alimenté par le désir des privilégiés de consacrer une partie de leur fortune à l’achat d’une résidence secondaire (ou tertiaire…) à Madrid, Barcelone, Rome, Londres ou New York. La grande ville redevient désirable. Une fois nettoyée, ripolinée, enrichie, sécurisée, valorisée par de nouveaux musées, elle ne peut plus être peuplée par des habitants en manque d’argent et de culture. Et, justement, elle s’en débarrasse… Un article de François Ruffin.
La Journée internationale des femmes selon Bérengère Poletti, députée des Ardennes, membre de l'Assemblée Nationale française. Une réalisation d'Agora Elles.
Une recherche en histoire politique par Éliane Viennot
Perrin, 765 pages, 27 euros
La France, les femmes et le pouvoir est le fruit d'une longue enquête destinée à comprendre l'origine et les caractéristiques de l'«exception française» en la matière. On sait en effet que l'Hexagone fut le dernier des grands pays occidentaux à accorder le droit de vote aux femmes, et qu'il demeure aujourd'hui au 84e rang mondial pour la place qu'il leur réserve dans les fonctions, élues ou nommées, de haute responsabilité. Mais si les faits sont connus, les raisons de cette situation n'ont jamais fait l'objet d'études approfondies. Parfois attribuées à un mystérieux «retard français», elles font surtout l'objet d'un tabou historique.
Nombreux sont les acteurs publics, associatifs ou économiques engagés concrètement dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Des bonnes pratiques ont vu le jour et des initiatives ont été lancées.
Pour la première fois de l'histoire de la France, une femme se trouve aux portes de l'Élysée. En effet, le 16 novembre 2006, Ségolène Royal remportait haut la main l'investiture du Parti socialiste (PS). Dès le premier tour, d'après les résultats provisoires diffusés par le PS, elle a été élue avec 60,6% des voix; Dominique Strauss-Kahn est arrivé deuxième, avec 20,7% des suffrages, et Laurent Fabius troisième, avec 18,7%. Environ 82% des 219.000 membres du PS ont voté.