Dans un contexte de révolutions secouant différents pays arabes et après des manifestations dans plusieurs villes du pays, le 9 mars 2011, le roi Mohammed VI annonçait des réformes constitutionnelles visant notamment à renforcer le rôle du premier ministre. Une semaine après, une vingtaine d'associations se regroupaient pour créer une coalition baptisée Printemps féministe pour l'égalité et la démocratie (dont voici le site web) pour demander d'inscrire l'égalité hommes/femmes dans la constitution et exiger la primauté des conventions internationales sur les règles nationales. Finalement, selon Rhizlaine Benachir, coordonnatrice du Forum des femmes marocaines, membre de la coalition, le projet de constitution fait avancer les droits des femmes. Elle souligne que le préambule parle d'égalité des chances, de respect de la dignité humaine, de la primauté des conventions internationales et de criminalisation des violences faites aux femmes, tandis que l'article 19 inclut l'égalité des droits des femmes et des hommes. L'État s'engage aussi à mettre en place des mécanismes afin de réaliser la parité.
Lancé lors de la 53e session de la Commission on the Status of Women, ce film réalisé par iKNOW Politics met en scène des femmes leaders du Canada, d'Irlande, de Norvège, du Pérou, de Jordanie, du Burundi, de Namibie, d'Afrique du Sud, de l'Ouganda et des Philippines. Chacune raconte son parcours politique et ses recettes de réussite. La version intégrale sous-titrée en français dure environ une heure et est accessible en ligne.
Le 3 juillet 2009, 13 femmes étaient arrêtées dans un café de Karthoum, la capitale du Soudan, pour avoir porté un pantalon en public, un vêtement jugé indécent pour les femmes en vertu de l'article 152 du Code pénal soudanais. Les personnes jugées coupables sont passibles d'une peine de 40 coups de fouet et d'une amende. Alors que 10 des femmes acceptaient rapidement une condamnation sommaire afin d'éviter un procès public, Lubna Ahmed al-Hussein, une journaliste employée par l'ONU, captait l'attention des médias partout dans le monde en renonçant à l'immunité diplomatique conférée par son emploi et en menant une campagne contre cet article qu'elle juge contraire à la Constitution et à la charia.
Entre février et mai 2008, des émeutes de la faim ont éclaté dans les pays du Sud et en particulier sur le continent africain. Le Sénégal, le Burkina Faso, le Mozambique, l’Égypte, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, Madagascar, le Cameroun et d’autres pays sont ainsi secoués par un cri d’alerte de la population qui ne peut plus faire face à l’envolée des prix des aliments de base comme le riz, l’huile d’arachide, les pommes de terre, le blé… Certaines révoltes ont été conduites par des femmes et beaucoup d’autres ont été soutenues par ces actrices trop souvent écartées des analyses. Ne parvenant plus à nourrir leurs familles, elles sont sorties dans la rue manifester, parfois violemment, leur désarroi face à une situation économique qui les rend encore plus vulnérables.
Qui a dit que les femmes et les technologies, ça fait deux? Le cyberespace fournit plein d’exemples qui font mentir ce préjugé, dont le site GenderIt qui se consacre entièrement à la question du genre et des technologies de l’information et de la communication (TIC). Passant par les droits à la communication, à l’éducation et à la gestion gouvernementale, GenderIt offre un portrait assez complet des enjeux concernant l’équité de genre et les TIC, principalement en Amérique Latine et en Afrique.
Au cours de la 4e conférence internationale sur le développement africain (TICAD IV) qui se terminait le 30 mai 2008, Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Libéria, faisait le discours ci-dessous sur le défi de l'équité de genre dans la reconstruction de l'infrastructure du pays.
En 2008, 12,000 ouvrières marocaines iront travailler de 3 à 6 mois dans des exploitations agricoles espagnoles, une avancée dans la lutte contre le chômage selon l'Agence de promotion de l'emploi (ANAPEC) qui les recrute avec le soutien de l'AENEAS, une "assistance technique et financière en faveur de pays tiers dans le domaine des migrations et de l'asile" créée en 2004 par l'Union européenne. Cette opération de recrutement répond aux besoins de l'agriculture espagnole qui manque de main-d'oeuvre bon marché, abondante au Maroc. Afin de maximiser le taux de retour au Maroc à la fin des récoltes, l'ANAPEC recrute des femmes mariées, âgées de 18 à 40 ans et mères d'enfants âgés de moins de 14 ans. Ces travailleuses doivent aussi habiter à la campagne, être pauvres et en bonne santé. Celles qui satisfont ces critères discriminatoires seront payées 33 euros pour 6,5 heures de travail par jour, et 6 euros par heure supplémentaire. Elles auront droit à un seul jour de repos par semaine, à une couverture maladie et au logement gratuit. Celles qui retourneront au Maroc auront aussi la garantie d'un contrat l'année suivante.
Tourné au Kenya et en Ouganda, ce documentaire de neuf minutes illustre les effets de la politique globale de l’administration Bush en matière de VIH/SIDA, favorisant l’abstinence comme seule méthode de prévention du VIH. Abstaining from Reality révèle les dangers que posent ces programmes à saveur idéologique pour les vies des gens qu’ils sont censés protéger. Cette politique est déconnectée de la réalité que vivent les femmes et les jeunes, que l’épidémie affecte en nombre disproportionné. Le documentaire recommande une approche équilibrée et diversifiée dans la lutte au VIH qui donnerait aux gens accès à des informations fiables et aux services dont ils ont besoin.
Sans la participation des femmes, la démocratie est inconcevable : tel est le crédo de 2007 Daba. Tout comme le "Mouvement pour le 1/3 des sièges élus vers la parité", 2007 Daba estime que beaucoup reste à faire afin d'augmenter la participation des femmes à la gestion des affaires publiques. Les résultats des élections marocaines de 2002 et 2003 en témoignent : 10,8% de femmes parlementaires et seulement 0,54% d’élues communales. C'est ainsi que 2007 Daba, en partenariat avec le "Mouvement pour le 1/3 des sièges élus vers la parité", appelle les partis politiques à promouvoir la participation des femmes à la politique. Lire la suite dans le blogue du Groupe de recherche et d'études sur le genre au Maroc.
Le 21 février 2007 à Los Angeles, juste avant la remise des Oscars, Sally Field, Jane Fonda, membre du conseil d'administration de V-Day, Salma Hayek, Marisa Tomei, Kerry Washington, Mandy Moore, Katie Holmes et Marley Shelton, entre autres, participaient à un dîner ayant pour thème "Femmes en paix/Femmes dans les conflits" organisé par Eve Ensler, l'auteure des Monologues du vagin qui ont donné naissance à la campagne V-Day, Paula Wagner, une productrice partenaire de Tom Cruise, et Glamour, dans le but de soutenir V-Day, un mouvement international contre la violence faite aux femmes et aux filles qui s'est répandu dans 129 pays et a amassé 40 millions $ en 10 ans. Elles venaient entendre les témoignages de Margaret Jayah de la Sierra Leone, Myriam Merlet, directrice du cabinet du ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes d'Haïti, et de Zoya de la Revolutionary Association of Women of Afghanistan (RAWA).